Un train de vie minimaliste

Si le train est en mouvement, la vie que l’on y mène, pour peu qu’on y passe cinquante heures, est comme mise en veille, entre parenthèses. Les seuls instants où l’agitation reprend ses droits sont les arrêts dans les gares. Là, tout va très vite, et l’on en est presque déstabilisé. Une femme en modeste sari s’active dans le couloir. Courbée, elle fouette le sol à l’aide d’une brassée de branchages qui soulève un nuage de poussière à faire éternuer un éléphant. Les vendeurs ambulants se pressent sous les fenêtres en brandissant leurs plateaux de bananes, de cacahouètes grillées ou de noix de coco (les mouches ne sont pas en option). Ces mets constitueront notre menu durant deux jours. Une fois, je me rappelle avoir goûté du riz dans une feuille de bananier, mais était-ce dans ce train ?

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